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1info2 > Moyen-Orient > La révolution arabe continue
Du Maroc jusqu'en Iran, la tension est très haute.
Au Royaume de Bahreïn, au Yémen, au Maroc, au Sultanat d'Oman, au Koweït, en Algérie et à Djibouti, les peuples sont descendus dans les rues pour réclamer des réformes et de l'emploi. En Arabie saoudite, les activistes qui tentaient de former le premier parti politique du pays sont pris en garde à vue.
Au Bahreïn, où 6 personnes avaient trouvé la mort la semaine dernière, des milliers de personnes occupent toujours la place de la Perle à Manama, la capitale. Des slogans comme " mort à la famille Khalifa " ont été lancés.
L'opposition se prépare à négocier avec le prince héritier Salman ben Hamad Al-Khalifa.
En Tunisie, quelques 30 mille personnes demandant la démission du gouvernement de transition sont descendues dans les rues. Les forces de l'ordre ont tiré en l'air pour disperser la foule réunie devant le Premier ministère.
Au Maroc, des milliers de personnes ont marché pour réclamer que le roi quitte une partie de ses pouvoirs, que la justice soit indépendante et que des enquêtes soient ouvertes concernant les corruptions.
Au Yémen, lors de la neuvième journée des manifestations, les étudiants se sont heurtés d'une part aux partisans du gouvernement, d'autre part aux forces de l'ordre.
Dans la ville de Souleimaniyeh au nord de l'Irak, 14 personnes ont été blessées lors des manifestations de protestation avant-hier contre Barzani.
Au Koweït, les Arabes qui n'ont pas le droit de citoyenneté ont manifesté. Lors des accrochages, 30 personnes ont été blessées, 50 autres ont été prises en garde à vue.
En Egypte, la vie reprend son cours normal. Les banques et les musées fermés depuis une semaine à cause des grèves et des manifestations sont rouverts.
D'autre part, le premier parti politique d'après Moubarak du pays, nommé " Parti du centre " et formé par un ex-membre des Frères musulmans, a été approuvé par le tribunal.