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La révolution du Jasmin, vécue en Tunisie a autant mouvementé la politique que les rues.
Le leader opposant Moncef Marzouki, exilé depuis 20 ans à Paris, est retourné en Tunisie suite à cette révolution.
Par ailleurs, les émeutes éclatées à cause des problèmes économiques ont poussé le pays à un goulot d'étranglement plus considérable.
La révolution du Jasmin a bougé le pays.
Ayant mis fin au pouvoir de 23 ans du président Zine el-Abidine Ben Ali, les manifestations ont ouvert une nouvelle porte aux leaders opposants en exil.
Accueilli à l'aéroport par ses sympathisants, Marzouki, leader du parti "le congrès pour la République (CPR) " a qualifié de tromperie le gouvernement provisoire et a déclaré sa candidature à la présidence.
La réaction des manifestants contre le gouvernement d'unité nationale se poursuit. Certains accrochages ont été observés de temps à autre entre la police et les manifestants qui ne se contentaient pas de la démission de quatre ministres.
Quant aux émeutes, une sorte de lutte pour le pain, elles ont poussé le pays à un goulot d'étranglement plus important.
Moody's, société active dans l'analyse financière d'entreprises commerciales ou d'organes gouvernementaux, a changé la note de crédit fixe de la Tunisie en négative.
En difficulté financière, le gouvernement tunisien a plus de mal désormais à trouver des crédits.
Par ailleurs, la sœur du président déchu, Bin Ali, n'a pas pu supporter tout ce qui se passait.
Niame Bin Ali a perdu la vie suite à une crise cardiaque.
La Ligue arabe réunie Charm el-Cheikh en Egypte a appelé le gouvernement d'union nationale à se pencher le plus rapidement possible sur les problèmes du pays.